Performances Conjuguer Performances et Environnement

De la même manière que pour la géothermie sur sonde, le stockage intersaisonnier se destine à des bâtiments économes nécessitants des niveaux de températures peu élevés pour assurer le chauffage et le rafraîchissement. Ainsi, les modes de chauffages type plancher chauffant / rafraîchissant (régime 10°C/30°C), ou les bâtiments à structure active sont parfaitement adaptés au système, tandis que ceux fonctionnant avec des régimes élevés (40°C/70 °C) seront pénalisés.

Le rendement de l’installation doit être évalué sur une période donnée, par exemple une année calendaire. Le rendement rend alors compte de la performance globale de l’installation (COP global), qui intègre l’ensemble des consommations annuelles des différents équipements présents (pompes à chaleur, pompes de circulation, …).

Par exemple, sur une application en chauffage + rafraîchissement pour un bâtiment économe, il est possible de bénéficier du mode géocooling (rafraîchissement direct) sur une partie de la saison estivale, grâce au froid emmagasiné pendant la période hivernale. Le COP obtenu pendant la période estivale est alors d’autant plus élevé. Inversement, l’apport de chaleur stockée pendant l’été permet de faire fonctionner les pompes à chaleur en mode chauffage de manière efficace pendant l’hiver, aboutissant à un COP hivernal conséquent.

Il en résulte dans ce cas un COP électrique annuel supérieur à celui d’une installation géothermique traditionnelle, généralement compris entre 5 et 7, ce qui, ramené en énergie primaire, permet de diviser la consommation du bâtiment d’un facteur supérieur à 2. Autrement dit, un bâtiment conçu pour consommer 100kWh/m2/an d'énergie primaire pour subvenir à ses besoins thermiques verrait sa consommation effective ramenée à moins de 50kWh/m2/an d'énergie primaire, ou moins de 20kWh/m2/an d'électricité.

Cependant, la prévision de la performance ne peut être faite qu’au cas par cas, après une étude exhaustive du projet.